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Les Misérables Tome I: Livre deuxième—La chute Chapitre II, III

Chapitre II La prudence conseillée à la sagesse

Ce soir-là, M. l'évêque de Digne[1]Très vite les commentateurs, et d’abord la famille du « modèle » ont reconnu Charles-François-Bienvenu de Miollis (1753-1843), évêque de Digne de 1806 à 1838, dans le personnage de Hugo. De fait celui-ci s’était, dès 1834, documenté avec précision sur la famille de ce prélat (en particulier sur son frère, le général Sextus de Miollis) dont la vie et la carrière offrent beaucoup d’analogies avec celles de Mgr Bienvenu. Sans doute l’attention de Hugo avait-elle été attirée sur lui par Montalembert qui, reçu à Digne en octobre 1831 par Mgr de Miollis, était revenu enthousiaste., après sa promenade en ville, était resté assez tard enfermé[2] 閉じこもったdans sa chambre. Il s'occupait d'un grand travail sur les Devoirs[3]On sait qu’en 1832, Hugo avait reçu d’un inconnu un Sommaire de l’exposition de la doctrine renfermée dans les Saintes Écritures, définie par les Conciles, expliquée par les Saints Pères (Les Misérables, édition de l’Imprimerie Nationale, « Historique », t II, p. 594). C’est dans ce Sommaire que V. Hugo a coché et repris les titres et les références du traité du Mgr Bienvenu., lequel est malheureusement demeuré [4]とどまる、...のままであるinachevé. Il dépouillait[5]綿密に調べる soigneusement[6] 注意深く、念入りにtout ce que les Pères et les Docteurs ont dit sur cette grave matière. Son livre était divisé en deux parties; premièrement les devoirs de tous, deuxièmement les devoirs de chacun, selon la classe à laquelle il appartient. Les devoirs de tous sont les grands devoirs. Il y en a quatre. Saint Matthieu les indique: devoirs envers[7]に対する Dieu (Matth., VI), devoirs envers soi-même (Matth., V, 29, 30), devoirs envers le prochain[8]隣人、同胞 (Matth., VII, 12), devoirs envers les créatures (Matth., VI, 20, 25). Pour les autres devoirs, l'évêque les avait trouvés indiqués et prescrits ailleurs; aux souverains[9]君主 et aux sujets, dans l'Épître aux Romains; aux magistrats[10]司法官, aux épouses, aux mères et aux jeunes hommes, par saint Pierre; aux maris, aux pères, aux enfants et aux serviteurs, dans l'Épître aux Éphésiens; aux fidèles, dans l'Épître aux Hébreux; aux vierges[11]処女, dans l'Épître aux Corinthiens. Il faisait laborieusement [12]苦労してde toutes ces prescriptions un ensemble harmonieux qu'il voulait présenter aux âmes.

Il travaillait encore à huit heures, écrivant assez incommodément[13]窮屈に sur de petits carrés de papier avec un gros livre ouvert sur ses genoux, quand madame Magloire entra, selon son habitude, pour prendre l'argenterie dans le placard[14]戸棚 près du lit. Un moment après, l'évêque, sentant que le couvert était mis et que sa sœur l'attendait peut-être, ferma son livre, se leva de sa table et entra dans la salle à manger.

La salle à manger était une pièce oblongue [15]細長い、縦長のà cheminée, avec porte sur la rue (nous l'avons dit), et fenêtre sur le jardin.

Madame Magloire achevait en effet de mettre le couvert.

Tout en vaquant[16]従事する、励む au service, elle causait[17](打ち解けて)話す、おしゃべりをする avec mademoiselle Baptistine.

その晩ディーニュの司教は町を散歩した後、かなり遅くまで自分の室にとじこもっていた。彼は義務に関する大著述にとりかかっていた。この著述は不幸にも未完成のままになっている。司教は教父や博士らがその重大な問題について述べた所のものを注意深く詮索せんさくしていた。彼の著述は二部に分かたれていて、第一はすべての人の義務、第二はおのれの属する階級に応じての各人の義務。すべての人の義務は大なる義務であって、それに四種ある。使徒マタイはそれをあげている、神に対する義務(マタイ伝第六章)自己に対する義務(同第五章二十九、三十節)隣人に対する義務(同第七章十二節)万物に対する義務(同第六章二十、二十五節)。他のいろいろな義務については、司教は種々のものに示され述べられてるのを見いだした、君主および臣下の義務はローマ書に、役人や妻や母や年若き者のそれはペテロ書に、夫や父や子供や召し使いのそれはエペソ書に、信者のそれはヘブライ書に、処女のそれはコリント書に。司教はすべてそれらの教えからよく調和したる一の全体を作らんと努力し、そしてそれを人々に示そうと思っていた。
彼は八時になるまでまだ仕事にかかって、膝の上に大きな書物をひろげ、小さな四角の紙片に骨をおって物を書いていた。その時マグロアールはいつもの通り、寝台のそばの戸棚から銀の食器を取りにはいってきた。やがて司教は、食卓がととのい、たぶん妹が自分を待っていると思って、書物を閉じ、机から立ち上がり、食堂にはいってきた。
食堂は暖炉のついてる長方形の室で、戸口は街路に開いており(前に言ったとおり)窓は庭の方に向いていた。
マグロアールは果して食卓を整えてしまっていた。
用をしながら、彼女はバティスティーヌ嬢と話をしていた。

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