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Les Misérables Tome I: Livre troisième—En l'année 1817 Chapitre I〜III

Chapitre I L'année 1817

1817 [1]L’exactitude locale des faits, que Hugo pouvait connaître par le Lesur et à laquelle E. Biré consacra tout un livre vétilleux (L’Année 1817, Champion, 1895), importe moins que leur sens. Il s’établit dans le rapport de ce livre avec Waterloo (II, 1), avec la jeunesse de Marius (III, 3 et 4) et l’évocation des années 1830-1832 (IV, 1 et 10) et avec celle des journées de juin 1848 (V, 1, 1). Il s’établit aussi dans sa valeur autobiographique puisque c’est en 1817 que débuta la carrière de Hugo. Vis-à-vis de l’histoire comme de l’œuvre du poète, l’époque reçoit ici l’aspect qui convient à l’épisode qui va suivre : celui d’une farce. Pour Hugo, toujours la poussière des faits dément apparemment le sens de l’histoire, mais ici son progrès ne parvient pas à émerger de l’ » éternelle présence du passé ».est l'année que Louis XVIII, avec un certain aplomb royal qui ne manquait pas de fierté, qualifiait la vingt-deuxième de son règne. C'est l'année où M. Bruguière de Sorsum était célèbre. Toutes les boutiques des perruquiers, espérant la poudre et le retour de l'oiseau royal, étaient badigeonnées d'azur et fleurdelysées. C'était le temps candide où le comte Lynch siégeait tous les dimanches comme marguillier au banc d'œuvre de Saint-Germain-des-Prés en habit de pair de France, avec son cordon rouge et son long nez, et cette majesté de profil particulière à un homme qui a fait une action d'éclat. L'action d'éclat commise par M. Lynch était ceci: avoir, étant maire de Bordeaux, le 12 mars 1814, donné la ville un peu trop tôt à M. le duc d'Angoulême. De là sa pairie. En 1817, la mode engloutissait les petits garçons de quatre à six ans sous de vastes casquettes en cuir maroquiné à oreillons assez ressemblantes à des mitres d'esquimaux.

L'armée française était vêtue de blanc, à l'autrichienne; les régiments s'appelaient légions; au lieu de chiffres ils portaient les noms des départements. Napoléon était à Sainte-Hélène, et, comme l'Angleterre lui refusait du drap vert, il faisait retourner ses vieux habits. En 1817, Pellegrini chantait, mademoiselle Bigottini dansait; Potier régnait; Odry n'existait pas encore. Madame Saqui succédait à Forioso. Il y avait encore des Prussiens en France. M. Delalot était un personnage. La légitimité venait de s'affirmer en coupant le poing, puis la tête, à Pleignier, à Carbonneau et à Tolleron. Le prince de Talleyrand, grand chambellan, et l'abbé Louis, ministre désigné des finances, se regardaient en riant du rire de deux augures; tous deux avaient célébré, le 14 juillet 1790, la messe de la Fédération au Champ de Mars; Talleyrand l'avait dite comme évêque, Louis l'avait servie comme diacre. En 1817, dans les contre-allées de ce même Champ de Mars, on apercevait de gros cylindres de bois, gisant sous la pluie, pourrissant dans l'herbe, peints en bleu avec des traces d'aigles et d'abeilles dédorées. C'étaient les colonnes qui, deux ans auparavant, avaient soutenu l'estrade de l'empereur au Champ-de-Mai. Elles étaient noircies çà et là de la brûlure du bivouac des Autrichiens baraqués près du Gros-Caillou. Deux ou trois de ces colonnes avaient disparu dans les feux de ces bivouacs et avaient chauffé les larges mains des kaiserlicks. Le Champ de Mai avait eu cela de remarquable qu'il avait été tenu au mois de juin et au Champ de Mars. En cette année 1817, deux choses étaient populaires: le Voltaire-Touquet [2]La précision de ce profil est peut-être l’effet d’un souvenir personnel ; avec les autres élèves de la pension Cordier, Victor Hugo entendait la messe à SaintGermain-des-Prés.et la tabatière à la Charte. L'émotion parisienne la plus récente était le crime de Dautun qui avait jeté la tête de son frère dans le bassin du Marché-aux-Fleurs. On commençait à faire au ministère de la marine une enquête sur cette fatale frégate de la Méduse qui devait couvrir de honte Chaumareix et de gloire Géricault. Le colonel Selves allait en Égypte pour y devenir Soliman pacha. Le palais des Thermes, rue de la Harpe, servait de boutique à un tonnelier. On voyait encore sur la plate-forme de la tour octogone de l'hôtel de Cluny [3]L’Hôtel de Cluny, vendu aux enchères en 1807, était devenu la propriété d’un éditeur-imprimeur, M. Moutard.la petite logette en planches qui avait servi d'observatoire à Messier, astronome de la marine sous Louis XVI. La duchesse de Duras lisait à trois ou quatre amis[4]Ourika ne fut écrite qu’à partir de 1820. Son auteur, la duchesse de Duras, animait de célèbres soirées où Chateaubriand côtoyait Fontanes, Villemain, Cuvier ou Arago., dans son boudoir meublé d'X en satin bleu ciel, Ourika inédite. On grattait les N au Louvre. Le pont d'Austerlitz abdiquait et s'intitulait pont du Jardin du Roi, double énigme qui déguisait à la fois le pont d'Austerlitz et le jardin des Plantes. Louis XVIII, préoccupé, tout en annotant du coin de l'ongle Horace, des héros qui se font empereurs et des sabotiers qui se font dauphins, avait deux soucis: Napoléon et Mathurin Bruneau. L'académie française donnait pour sujet de prix: Le bonheur que procure l'étude[5]V. Hugo, âgé de 15 ans alors, concourut en cachette de ses maîtres à ce prix. Son poème obtint une mention ; un accessit fut attribué à Charles Loyson– voir note 80.. M. Bellart était officiellement éloquent. On voyait germer à son ombre ce futur avocat général de Broè, promis aux sarcasmes de Paul-Louis Courier. Il y avait un faux Chateaubriand appelé Marchangy, en attendant qu'il y eut un faux Marchangy appelé d'Arlincourt. Claire d'Albe et Malek-Adel étaient des chefs-d'œuvre; madame Cottin était déclarée le premier écrivain de l'époque. L'institut laissait rayer de sa liste l'académicien Napoléon Bonaparte. Une ordonnance royale érigeait Angoulême en école de marine, car, le duc d'Angoulême étant grand amiral, il était évident que la ville d'Angoulême avait de droit toutes les qualités d'un port de mer[6]Angoulême était en effet, pour honorer son duc, siège d’une école de marine, transférée à Brest en 1830. En novembre 1817, Hugo dédia au « héros du Midi » le poème La France au duc d’Angoulême, Grand Amiral, en tournée dans les ports de France (voir V. Hugo, Œuvres Complètes, édition chronologique sous la direction de J. Massin, t. I, p. 185)., sans quoi le principe monarchique eût été entamé. On agitait en conseil des ministres la question de savoir si l'on devait tolérer les vignettes représentant des voltiges qui assaisonnaient les affiches de Franconi et qui attroupaient les polissons des rues. M. Paër, auteur de l'Agnese, bonhomme à la face carrée qui avait une verrue sur la joue, dirigeait les petits concerts intimes de la marquise de Sassenaye, rue de la Ville-l'Évêque. Toutes les jeunes filles chantaient l'Ermite de Saint-Avelle, paroles d'Edmond Géraud. Le Nain jaune se transformait en Miroir. Le café Lemblin tenait pour l'empereur contre le café Valois qui tenait pour les Bourbons. On venait de marier à une princesse de Sicile M[7]Il s’agit de Marie Caroline de Naples.. le duc de Berry, déjà regardé du fond de l'ombre par Louvel. Il y avait un an que madame de Staël était morte. Les gardes du corps sifflaient mademoiselle Mars. Les grands journaux étaient tout petits. Le format était restreint, mais la liberté était grande. Le Constitutionnel était constitutionnel. La Minerve[8]Ce périodique ne commença à paraître qu’en 1818, mais la faute d’orthographe est authentique. appelait Chateaubriand Chateaubriant. Ce t faisait beaucoup rire les bourgeois aux dépens du grand écrivain. Dans des journaux vendus, des journalistes prostitués insultaient les proscrits de 1815; David n'avait plus de talent, Arnault [9]Comme David, banni en 1816, et Carnot, proscrit après les Cent Jours et qui devait mourir en exil à Magdebourg, Arnault est une des gloires tombées de l’Empire qui avait fait de ce dramaturge un administrateur. C’est le 22 mars 1817 que la tragédie Germanicus tomba, plus, semble-t-il, sous les coups de canne que sous les sifflets. Hugo écrivit à ce sujet, le 29 mars 1817, un court poème intitulé Sur la tragédie de Germanicus– voir éd. J. Massin, t. I, p. 159.n'avait plus d'esprit, Carnot n'avait plus de probité; Soult n'avait gagné aucune bataille; il est vrai que Napoléon n'avait plus de génie. Personne n'ignore qu'il est assez rare que les lettres adressées par la poste à un exilé lui parviennent, les polices se faisant un religieux devoir de les intercepter. Le fait n'est point nouveau; Descartes, banni, s'en plaignait. Or, David ayant, dans un journal belge, montré quelque humeur de ne pas recevoir les lettres qu'on lui écrivait, ceci paraissait plaisant aux feuilles royalistes qui bafouaient à cette occasion le proscrit. Dire: les régicides, ou dire: les votants, dire: les ennemis, ou dire: les alliés, dire: Napoléon, ou dire: Buonaparte, cela séparait deux hommes plus qu'un abîme. Tous les gens de bons sens convenaient que l'ère des révolutions était à jamais fermée par le roi Louis XVIII, surnommé «l'immortel auteur de la charte». Au terre-plein du Pont-Neuf, on sculptait le mot Redivivus, sur le piédestal qui attendait la statue de Henri IV[10]Redivivus : ressuscité. La statue rut rétablie en août 1818. Victor Hugo avait consacré une ode à cet événement qui était le sujet imposé du grand prix des Jeux Floraux, le lys d’or, qu’il remporta. Il avait assisté au transport de la statue, et y avait participé : « Victor, présent à l’opération, n’y put tenir et il fallut que sa petite main s’attelât au colosse. » (Victor Hugo raconté par Adèle Hugo, ouv. cit., p. 319.). M. Piet ébauchait, rue Thérèse, n° 4, son conciliabule pour consolider la monarchie. Les chefs de la droite disaient dans les conjonctures graves: «Il faut écrire à Bacot». MM. Canuel, O'Mahony et de Chappedelaine esquissaient, un peu approuvés de Monsieur, ce qui devait être plus tard «la conspiration du bord de l'eau[11]Conspiration royaliste qui réunissait, dans l’été 1818, quelques officiers sur la terrasse des Tuileries en bordure de Seine. Elle visait à contraindre Louis XVIII d’abdiquer en faveur de son frère, le comte d’Artois, futur Charles X.». L'Épingle Noire [12]Société secrète bonapartiste, poursuivie, jugée et acquittée en 1817. complotait de son côté. Delaverderie s'abouchait avec Trogoff. M. Decazes, esprit dans une certaine mesure libéral, dominait. Chateaubriand[13]Hugo condense ici un souvenir historique– La Monarchie selon la Charte est bien de 1817– et le souvenir personnel de ses premières visites, en mars 1820, au grand homme. Ce récit est très proche de celui, fait par Adèle, de la seconde visite : « M. de Chateaubriand se déshabilla entièrement, enleva son gilet de flanelle, son pantalon de molleton gris, ses pantoufles de maroquin vert, et dénouant de sa tête un madras, se plongea dans l’eau […]. La toilette des dents vint après. M. de Chateaubriand les avait fort belles ; il avait à leur usage une trousse de dentiste, et tout en travaillant la mâchoire, il continuait la conversation. » (ouv. cit., p. 336.), debout tous les matins devant sa fenêtre du n° 27 de la rue Saint-Dominique, en pantalon à pieds et en pantoufles, ses cheveux gris coiffés d'un madras, les yeux fixés sur un miroir, une trousse complète de chirurgien dentiste ouverte devant lui, se curait les dents, qu'il avait charmantes, tout en dictant des variantes de la Monarchie selon la Charte à M. Pilorge, son secrétaire. La critique faisant autorité préférait Lafon à Talma. M. de Féletz signait A.; M. Hoffmann signait Z[14]Dans cet alphabet des critiques de l’époque, Hugo distingue le journaliste français Hoffman qui signait « H » en 1817, mais bien « Z » en 1824 au bas d’un article peu aimable pour les Odes du jeune poète Hugo qui échangea avec « Z », d’abord dans Le Journal des Débats puis dans La Gazette de France, toute une série d’articles, de juin à août 1824.. Charles Nodier écrivait Thérèse Aubert. Le divorce était aboli. Les lycées s'appelaient collèges. Les collégiens, ornés au collet d'une fleur de lys d'or, s'y gourmaient à propos du roi de Rome. La contre-police du château dénonçait à son altesse royale Madame le portrait, partout exposé, de M. le duc d'Orléans, lequel avait meilleure mine en uniforme de colonel général des houzards que M. le duc de Berry en uniforme de colonel général des dragons; grave inconvénient. La ville de Paris faisait redorer à ses frais le dôme des Invalides. Les hommes sérieux se demandaient ce que ferait, dans telle ou telle occasion, M. de Trinquelague; M. Clausel de Montals se séparait, sur divers points, de M. Clausel de Coussergues; M. de Salaberry n'était pas content. Le comédien Picard, qui était de l'Académie dont le comédien Molière n'avait pu être, faisait jouer les deux Philibert à l'Odéon, sur le fronton duquel l'arrachement des lettres laissait encore lire distinctement: THÉÂTRE DE L'IMPÉRATRICE. On prenait parti pour ou contre Cugnet de Montarlot. Fabvier était factieux; Bavoux était révolutionnaire. Le libraire Pélicier publiait une édition de Voltaire, sous ce titre: OEuvres de Voltaire, de l'Académie française. «Cela fait venir les acheteurs», disait cet éditeur naïf. L'opinion générale était que M. Charles Loyson, serait le génie du siècle; l'envie commençait à le mordre, signe de gloire; et l'on faisait sur lui ce vers:

Même quand Loyson vole, on sent qu'il a des pattes.

一八一七年は、ルイ十八世が幾分ほこらかにいかめしくも彼の治世第二十二年と称した年である。それはブリュギエール・ド・ソルソン氏が世に高名であった年である。あらゆる理髪屋の店は、髪粉の流行と王鳥式の髪の再流行とを望んで、青く塗られて百合ゆりの花で飾られていた。それはごく天真爛漫らんまんなる時期であって、ちょうどランク伯爵が、上院議員の服装をし綬章じゅしょうをつけ、あの長い鼻をして、赫々かくかくたる行ないをなした人にふさわしいいかめしい顔付きで、サン・ジェルマン・デ・プレ会堂の定めの席に理事として日曜ごとに臨んでいた時である。で、ランク氏の赫々たる行ないというのは、ボルドーの市長をしていて、少しく早めに一八一四年三月十二日に、その市をアングーレーム公爵に与えてしまったことである。そのために彼は上院議員となったのである。一八一七年に、四歳から六歳くらいの子供は皆、エスキモー人の帽子に似寄った耳おおいのついた粒皮の大きい帽子をすっぽりとかぶることが流行していた。フランス軍隊はオーストリアふうに白の服を着ていた。連隊の鎮台といって、連隊の番号の代わりにその県の名前をつけていた。ナポレオンはセント・ヘレナの島にいた、そしてイギリスは彼に青ラシャを許さなかったので、彼は自分の古い服を裏返しにさして着ていた。一八一七年に、ペルグリニが歌い、ビゴティニ嬢が踊っていた。ポティエが名声を得ていた。オドリーはまだ世に出ていなかった。サキー夫人がフォリオゾの後を継いでいた。フランスにはなおプロシア人がいた。ドゥラロー氏が頭角を現わしていた。プレーニエやカルボンノーやトレロンの手を切り次に首を切って、正統王位の権は堅固になっていた。侍従長のタレーラン公と大蔵大臣に就任したルイ師とは、互いに顔を見合って占考官のようなみをわしていた。二人は一七九〇年七月十四日に練兵場で同盟大会フェデラシオン弥撒ミサ祭をあげたのであるが、タレーランは司教として弥撒をとなえ、ルイは補祭としてそれに働いたのだった。一八一七年に、その同じ練兵場の側道には、わしはちとの模様の金箔きんぱくははげ落ちて、青く塗られてる大きな木の円筒が、幾つも雨に打たれ雑草の中に朽ちてるのが見られた。それは二年前には閲兵式の時の皇帝の席をささえていた円柱であった。グロス・カイヨーの近くに宿営していたオーストリア軍の陣営の焚火たきびのために所々黒くすすけていた。その二、三のものは陣営の中で燃されてしまって、オーストリア兵士の大きな手を暖めたのであった。その閲兵式(五月の野)は六月の練兵場(三月の野)で開かれたので注意をひいた。一八一七年には二つのことが世間に評判だった、それはトゥーケのヴォルテール本とシャルトの煙草たばこ入れとであった。新しくパリー人の視聴をそばだてたことは、マルシェ・オー・フルールの池の中に自分の兄弟の首を投げ込んだドウトンの罪悪であった。海軍省では、あのショーマレーに不名誉を与えジェリコーの名をあげさした不幸なる二等艦メデューズ号について調査をはじめた。セルヴ大佐はソリマン総督になるためにエジプトにおもむいた。アルブ街のテルムの邸宅は桶屋おけやの店になった。クリュニーのやしきの八角塔の平屋根の上には、ルイ十六世の時の海軍の天文学者であるメシエが観象台に使った板囲いの小屋が、まだ残って見えていた。デューラー公爵夫人は、青い空色の繻子しゅすを張ったX脚の床几しょうぎがそなえてある自分の化粧室で、禁止になったウーリカを三、四人の友に読んできかしていた。ルーヴルの美術館では、ナポレオンの頭字Nはすべてのものから消されていた。オーステルリッツ橋はその名が廃せられてジャルダン・デュ・ロア橋となっていた、それはオーステルリッツ橋とジャルダン・デ・プラント園とを同時に隠した二重の隠語である。ルイ十八世は爪先つまさきでホラチウスの書に線を引いて読みながら、自ら皇帝となる英雄や自ら皇帝の後継となる賤民せんみんなどのことを考えつつ、二つの心配を持っていた、すなわちナポレオンとマチュラン・ブリュノーとであった。フランスのアカデミーはその懸賞課題に研学によりて得らるる幸福というのを出していた。ベラール氏はまったく堂々たる雄弁であって、ポール・ルイ・クーリエの譏刺きしを思わするあの未来のブローの検事と育ちつつあった。マルシャンジーと呼ぶ似而非えせシャトーブリアンがいた、と一方にはアルランクールという似而非えせマルシャンジーも出かかっていた。クレールダルブマレカデルとの二つの書物は傑作であった、そしてコタン夫人は当時の第一流の作家だといわれていた。学士院会はその帳簿からアカデミー会員ナポレオン・ボナパルトの名前を抹殺まっさつさしていた。勅令によってアングーレームは海軍兵学校の所在地となされていた、というのは、アングーレーム公爵は偉い海軍提督で、したがってアングーレームの町は海港たるのすべての資格をそなえていて、もしさもなくば王政の大綱は破綻はたんをきたしていたであろうから。内閣会議では、フランコニ曲馬団の広告のまわりに書かれて町の子供らを集めている綱渡りの芸を現わした模様の絵を、許すべきかどうかが問題となっていた。アグネーズの作者であって、頬に一ついぼのある四角い顔の好人物たるパエル氏は、ヴィル・レヴェーク街のサスネー侯爵夫人の催しにかかる親しい間がらだけの小さな演奏会を指導していた。若い娘たちはエドモン・ジェローの歌詞であるサンタヴェルの隠士を歌っていた。骨牌カルタナーンジョーヌミロアールに代えられていた。ランブランの珈琲コーヒー店は皇帝派をもって立ち、ブールボン派をもって立っているヴァロア珈琲店と対抗していた。シシリーのある王女とまだ幼にしてルーヴェルに認められていたベリー公爵とが結婚したばかりだった。マダム・ド・スタールが死んで既に一年になっていた。親衛兵らはマルス嬢の舞台を邪魔していた。大新聞も皆紙面が小さかった。形は制限せられていたが、記事の自由は大であった。コンスティチュシオンネル紙は立憲派であった。ミネルヴ紙は Chateaubriandシャトーブリアン を Chateaubriant と書いていた。シャトーブリアンには気の毒であるが、そのを市民は大変おかしがっていた。買収せられた紙上で節を二にした記者らは、一八一五年に追放を受けた者らを侮辱した。いわく、ダヴィッドももはや才能を有せず、アルノーももはや機才を有せず、カルノーももはや誠実を有せず、スールトももはや戦勝をもたらさず、ナポレオンももはや天下を有しないのは事実であると。郵便で被追放者にあてられた手紙は、警察の方で忠実に途中で押さえるので届くことはきわめてまれであるのを、だれも知らないではなかった。その事実は何も新しいことではない、追放されたデカルトもそれを嘆いている。ところで、ダヴィッドが自分にあてられた手紙の届かないことについてベルギーの一新聞紙上で不平を言ったが、それは追放せられた者らを当時あざけっていた王党の新聞にとっては愉快なことだった。弑逆人といいもしくは投票者といい、といいもしくは同盟者といい、ナポレオンといいもしくはブォナパルトということは、二者の間を、深淵よりもなおはなはだしくへだてることだった。よく物のわかった人々は皆、「憲章の不朽なる作者」と称せられたルイ十八世によって革命時代は永久に閉じられてしまったと認めていた。ホン・ヌーフの土手には、アンリ四世の銅像がやがて据えらるることになっている台の上に、レディヴィヴよみがえれる)という語が彫られていた。ピエー氏は王政を強固にせんがための集会をテレーズ街四番地に立てていた。右党の領袖りょうしゅうらは重大な問題のたびごとに言った、「バコーに書き送らなければならない。」カニュエル、オマオニー、ド・シャブドレーヌの三氏は、多少王弟の許しを得て、後に「海辺の陰謀」となったところのものの芽を作っていた。エパングル・ノアール一派もまたその方で陰謀をめぐらしていた。ドラヴェルドリーは、トロゴフと接するに至った。ある程度の自由主義の精神を持ってるドカーズ氏が勢力を有していた。シャトーブリアンは、襞付ひだつきズボンをつけ、上靴をはき、その半白の髪にマドラス織りの帽をかぶり、鏡を見つめ、歯科医の道具のそろった鞄を前に置き、痛んでいる歯を自ら治療しながら、憲章による王政の種々の異本の差異を秘書のピロルジュ氏に書き取らせつつ、サン・ドミニク街二十七番地の自分の家の窓ぎわに毎朝立っていた。重な批評はタルマよりもラフォンをほめていた。ド・フェレズ氏はAと署名し、ホフマン氏はZと署名していた。シャール・ノディエはテレーズオーベルを書いていた。離婚は廃せられていた。リセーは皆コレージュと呼ばれていた。コレージュ(高等中学校)の生徒らはえりに金の百合ゆりの花をつけ、ローマの王(訳者注 ナポレオン一世の子の称号)の問題について互いに争論していた。宮廷の監察官は妃殿下に、どこにも出てるオルレアン公の肖像のことを告げていた。その像は軽騎兵司令官の制服をつけたもので、竜騎兵司令官の制服をつけたベリー公よりもりっぱであった。それは大なる不都合だった。パリー市は市の金で廃兵院の丸屋根の金を塗り直していた。まじめな人たちは、かくかくの場合にはド・トランクラーグ氏はどういうふうになすだろうかと考えていた。クローゼル・ド・モンタル氏は種々の点でクローゼル・ド・クーセルグ氏と離反した。ド・サラベリー氏は不平をいだいていた。モリエールさえはいることができなかったアカデミーの一員である喜劇作者ピカールは、オデオン座で二人のフィリベールを上演さしていた。同座の破風からは女皇座の文字がぬき取られていたが、その跡がまだ残って見えていた。キュネー・ド・モンタルロに対して賛否の論がされていた。ファブヴィエは乱を好むの徒であり、パヴーは革命家であった。ペリシエ社はフランス・アカデミー会員たるヴォルテール集という題で、ヴォルテールのものの出版をした。その無邪気な出版屋は「それは売れますよ」と言っていた。一般の意見によれば、シャール・ロアゾン氏は本世紀を通じての天才だということであった。がうらやむ人々は彼を誹謗ひぼうしはじめていた。それも光栄の一つの兆である。そして彼について次のような句ができていた。

いかにロアゾン飛ぶとても、足あることを人は知る。

 

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